En lock-out depuis le 24 janvier 2009 pour ne pas avoir voulu consentir à 233 demandes imposées sans négociations par leur employeur Québécor, l’un des «plus importants conglomérats de médias au Canada», les employés du Journal de Montréal, avec l’appui de la CSN, en appellent maintenant au boycott de ce journal.
Boycottons le Journal de Montréal et préférons lui l’excellente répartie que lui servent ses employés lockoutés en publiant Rue Frontenac, leur propre journal en ligne: «Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal. Son nom s’inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac». Il fait aussi référence à ce jour d’octobre 1690 où Frontenac a lancé à l’émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu’il n’avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons». C’est finalement un léger clin d’oeil à une source d’inspiration, Rue89.»
BLx



Ce qui est triste, c’est que cela passe inaperçu aux yeux d’une majorité de la population. je travaille dans un dépanneur et c’est toujours – et de loin – le quotidien le plus vendu et le plus lu. Il fait dire qu’à première vu, il n’y a rien de changer dans le journal, mis à part les articles des jounalistes qui ont fait place à davantage de nouvelles des agences de presses tels que la Presse Canadienne, l’agence France-Presse et, bien-sûr, l’agence QMI que PKP a pris soin de créer avant les conflits de travail du Journal de Montréal et auparavant du Journal de Québec.
Ce qui est peut-être encore plus triste, c’est que cela prouve à quel point les lecteurs assidus de ce journal sont peu informés, peu politisés et finalement assez indifférents aux injustices qui sont faites aux travailleurs. C’est une chose connue que dans la plupart des pays du monde, ce sont très souvent les moins éduqués, donc les moins nantis, qui se rangent volontiers derrière les mouvements de droite qui sont pourtant diamétralement opposés aux syndicats et aux mesures sociales qui protègent la classe moyenne et les plus démunis. Troublant, non? Ce journal est lu par ceux qui regardent les émissions de télé les plus débilitantes, qui se nourrissent du fast-food le plus toxique, il n’est donc pas étonnant qu’ensuite ils deviennent des moutons paresseux qui aiment leur enclos et qui détestent qu’on les dérange de leur léthargie. Dans le mythe de la Caverne, au Livre VII de la République de Platon, Socrate raconte que celui qui tente de libérer les prisonniers de leurs chaînes ne sera pas bien accueilli, au contraire, on le traitera de fou et on cherchera à le tuer, ce qui arriva à Socrate dans la vraie vie. Ceux qui sont au pouvoir des médias les plus prospères savent bien cela et ils en jouent très bien. Ils ne chercheront jamais à ouvrir les yeux de monsieur et madame tout le monde, ils chercheront au contraire à les fermer bien fort. Ils leur feront même aimer leurs chaînes…de télé.
Moi je travaille dans un SuperClub Vidéotron… Je suis pas fière de mes employeurs indirects que sont Québécor Média certainement, mais étudiante, tu ne peux te permettre de choisir ton boulot et directement, j’aime beaucoup mon travail. Par contre, le vendredi, samedi et dimanche, nous offrons gratuitement le Journal de Montréal aux clients qui louent un film. C’est mon devoir de l’offrir aux clients, mais quand ma boss n’est pas aux alentours, je peux me permettre de manquer à ce devoir…
J’aimerais toutefois savoir, les lockoutés, ils espèrent quoi? Ravoir leur boulot? Ça serait complètement insensé vu l’image qu’ils dépeignent désormais de leur ancien employeur. Le journal de Mtl a offret a une cinquantaine de reprendre leur postes et aux autres un montant d’argent, dernièrement, non?
Pour moi, ce n’est pas clair ce qu’ils attendent exactement. Attendent-ils tout simplement des excuses, ou la possibilité de négocier??
En tout cas, je trouve hallucinant que ce conflit passe « comme si de rien était » dans notre société, alors que c’est une injustice grave que de priver ces gens de toutes possibilités de négociations quelconque.
Personellement, je boycotte le journal de montréal depuis que je suis assez grand pour être capable de distinguer ces deux qualificatifs: éclairé, imbécile.
Comme l’a si bien dit Christianne, ce journal n’informe pas, diverti plutôt que de fournir à son lecteur la possibilité de se faire une opinion claire et précise sur un sujet dont nos conaissances sont claires et précises par rapport à celui-ci. Et donc, il manque au devoir de tout média, qui est d’informé le peuple.
Il serait bien drôle si les employés, qui insultes carrément leurs patrons, retrouvent un jour leurs emplois. En fait, il est certains qu’ils se battent pour rien, sinon, pour la considération des employés par leurs patron.
Québecor me fait souvent penser à l’empire romain du temps des grands empreurs tels Jules Cesar: Ils (Québecor) contrôlent leurs lecteurs et leurs opinions en les divertissants pour ensuite les écarter de la vériter et leur montrer « leur vérité » les médias d’aujourd’hui sont extrèmements dangereux, car ils détiennent un pouvoir invincible. L’opinion publique, c’est pouvoir faire faire ce qu’on veut, quand on le désire, à n’importe quel peuple.