Un ami, dont la femme vient du pays du soleil levant, m’avait déjà expliqué que les Japonais ressentaient une différence très marquée entre «eux» et les «autres», les «étrangers», les gaijins. Il ne s’agit pas tant de racisme que de ce sentiment de distance face à l’autre, sentiment nourri par l’appartenance à une société collectiviste fortement intégrée sur le plan ethnique et qui pousse à considérer le gaijin un peu comme un intrus. C’est pourquoi, semble-t-il, il n’y a jamais eu d’immigration importante au Japon. Or comme toutes les sociétés modernes et très avancées sur le plan technique, le Japon connaît un déclin démographique, déclin d’autant plus accentué qu’il n’est pas, comme ici, en partie compensé par l’apport de l’immigration. Mais la résistance aux gaijins est telle que le développement de la robotique se substitue à l’accueil d’une main d’oeuvre étrangère de remplacement, notamment dans le secteur des soins infirmiers: plutôt que d’être soigné, pris en charge ou réconforté par une personne humaine, fut-elle étrangère, le Japonais moyen préfère le contact avec un robot japonais. Qu’on y pense, en lieu et place d’une politique d’immigration une «robopolitique», plutôt que d’accueillir des êtres humains issus d’autres cultures, des êtres faits de chair et de sang, avec lesquels on partage une même angoisse devant la mort, on préfère fabriquer des robots! Et principalement des robots infirmiers capables de «vivre et de co-habiter avec des humains». Le «péril robot»?
BLx


Eh bien…je ne sais pas vraiment quoi dire. Christiane en est témoin, lorsque j’ai visioné ce vidéo pour la première fois, j’en étais abasourdis. Évidement, un être humain vaut plus qu’un robot…mais par contre, n’est-ce pas là chose fascinante, que de créer un être sans vie, qui peut reproduire exactement les mêmes choses que les humains, sans aucunes émotions, dans une concentration et un application de la tâche inégalable?
J’adore le concept des robots, mais surtout, ce réalisme incroyable. Je ne peux vous expliquer clairement à quel point cela m’a frappé de constater comment une machine peut être si bien faite. Mais, il y a un problème au japon, c’est-à-dire le vieissement de la population. C’est un problème monstre, car les jeunes du pays ne sont pas assez nombreux pour le faire vivre, et en plus, un grands nombres de jeunes japonais quittent le pays pour aller trouver un travail rémunéré à l’étranger.
Donc, le Japon se doit d’ouvrir ses portes à l’immigration, ou bien de trouver un moyen pour convenir à ses besoins. Il se sont tourné vers l’auto-suffisance par la technologie, un moyen éthiquement tabou, mais, extrèmement efficace. Donc, pourquoi cela ne serait-ce pas une bonne solution pour ce pays, qui est évalué comme le pays le plus avancé technologiquement. Certain évaluateurs ont même confirmé qu’ils ont environt 8 ans d’avance technologique par rapport aux États-Unis. Le progrès, c’est magnifique, surtout quand cela nous est fortement utile. la robotisation des fonctionnaires aux Japon est pour une cause nécéssaire. Donc, selon-moi, c’est une exellente idée, et j’approuve leurs démarches!
Vive les robots!
Il n’y a pas de situation plus délicate que de devoir s’en remettre à quelqu’un d’autre pour assurer ses soins corporels. C’est pourquoi on exige des infirmières et des médecins qu’ils aient une formation en psychologie et qu’ils fassent preuve d’empathie envers leurs patients. En ce qui concerne les personnes âgées, on se rend compte que ce dont elles ont besoin, ce n’est pas seulement des conditions matérielles sanitaires, c’est aussi et surtout un environnement humain c’est-à-dire humanisé. D’où certaines pratiques de la zoothérapie c’est-à-dire la possibilité pour les résidents de centres d’accueil de pouvoir prendre contact avec des animaux domestiques. D’où aussi le besoin pour les aînés de recevoir la visite de leurs proches ou au moins de fréquenter des bénévoles ou des soignants affectueux. L’homme est un animal social et sans ses semblables il dépérit. Et l’être humain n’a pas besoin seulement d’être nourri, lavé et médicamenté. Le rapport à l’autre n’est pas qu’une nécessité technique, c’est la condition même de l’homme.
Ces robots, aussi «humanoïdes» soient-ils, sauront-ils un jour remplacer le rapport humain par cette comédie de sensibilité? Le rapport humain, c’est plus que l’expression conventionnelle du sourire ou du sourcil, c’est plus que les mots de politesse d’une voix synthétique, c’est l’impondérable, l’imprévisible de l’humour et même de la mauvaise humeur. Le rapport humain, c’est chaque fois quelque chose qui peut surprendre, la générosité sans calcul, la pudeur et le respect de l’intimité, la délicatesse inattendue d’un mot d’encouragement. Les japonais seraient-ils à ce point différents qu’ils n’aient besoin que de machines? Je m’imagine des hôpitaux et des résidences pour personnes en perte d’autonomie, des centres de soins palliatifs pour personnes mourantes, et pourquoi pas des classes et des garderies, des commerces et des restaurants, sans aucune infirmière, aucun prof, aucune éducatrice, aucune caissière, aucun serveur, plus de chauffeur d’autobus non plus, tous remplacés par ces faux clônes standardisés. Ni trop grands ni trop gros, ni trop jeunes ni trop vieux, ni trop beaux ni trop laids, jamais fatigués ni particulièrement enjoués, ils assureraient une continuité de vie sans surprise et le moindre manquement technique pourrait être réparé par un technicien ! Comment peut-on seulement imaginer que cela puisse représenter un progrès ? Lorsque le progrès technologique permet celui de la communication, on ne peut que l’apprécier. Lorsqu’il a pour conséquence de rompre cette communication, on doit réfléchir plus profondément. Créer un être sans vie et sans émotion, est-ce si magnifique ? Est-ce si utile? Il me semble que cela ressemble à quelque chose comme la mort…
Ton point de vue est fort, et ton inquiétude est légitime. Par contre, je crois que les japonais ne pousseront pas leur technologie à des extrèmes que tu as énumérés. Je ne crois pas que tout sera remplacé par des robots.
Je suis fasciné par ces machines, comme je les mentionné plus haut, mais, n’est-ce pas, ça aussi, légitime que d’être complètement subjugué par ces nouvelles apparition, ces nouveaux bijoux de la conception humaine.
Par contre, il est vrai que s’il s’avère que toute relation humaine soit remplacée…ce serait la cata.
Mais soyons réliste. Les robots sont là pour combler les espaces vides, et non pour remplacer les défaux humains. Au Japon, il n’y a plus de main d’oeuvre. Donc, ils ont créé des robots. L’opinion des japonais, qui stipule qu’ils préfères les robots que les gaijin est déplorable, mais, il reste néenmoins que les japonais choisirais un de leur confrère plutôt qu’un robot pour accomplir une tâche spécifique.
Donc, je maintients encore mon opinion, disant que l’avenement des robots est une bonne idée. Car pour le moment, les raisons ne sont pas si auvaises, et ils sont bien utilisés.
Pour reprendre Karim, soyons réaliste, lorsque la technologie sera efficace et commercialisé et que le prix du robot sera abordable, adieux la mondialisation, bonjour monsieur ou madame robot.
Imagine cet exemple fictif,
Un robot = 100 000$ à l’unité, un chauffeur d’autobus = 50 000$ par an
Tout deux sont aussi compétent.
Christiane a raison, nous ne somme pas différent des japonnais, les robots vont nous séduire, « Je suis fasciné par ces machines » et à notre tour, nous allons les adopter.
Mais non bon sang. Je ne délaisserai pas un humain pour un robot. Bien sûr, j’acheterais un robot tien pour faire des tâches ménagère par exemple, car je préfère qu’une femme, ou un homme aille étudier plutôt qu’aller passer deux ou trois coup de balais, puis encaisser leurs chèque une fois par mois.
J’adore l’amélioration de la robotique, car selon-moi, c’est une idée formidable qui peut faire en sorte que notre qualité de vie pourrait augmenter, par l’élimination des « job sales » faites par les robots, pour que certains aille une chance de bien vouloir aller dans un domaine qui l’intéresserait.
Mais il y a des gens qui survivent grâces à ses »jobs sales », car ils n’ont jamais aimé l’école, ou non jamais été capable de réussir. Sans secondaire 5, ce qui est le cas de beaucoup de gens je crois, ces jobines leur permettre de survivre peut-être. Ma mère est en train de se faire remplacer par des machines. (Commis aux bureaux de postes) Ce n’est surement pas la seule, dans d’autres domaines, et même si elle fait pas un boulot de rêve, c’est ce qu’elle fait et qui réussit à elle et à sa famille de survivre et de m’envoyer moi à l’école. À Laval, et des d autres banlieues aussi j’imagine, les camions de recyclage sont rendus automatisés, tu as juste besoin du chauffer, c’est un bras mécanique qui ramassent les bacs. Je suis à la fois d’accord avec Karim et Oli. Oui, jamais je ne remplacerais un humain par un robot, c’est TELLEMENT dégoutant, ça m’horrifie à un point…. Mais comme Oli l’a dit, c’est pas nous qui décide, c’est les boss de multinationales sans éthiques. Et eux, ils préfèrent le profit (sans marge d’erreur ou presque en plus ! ). Toutefois, des infirmières robotes… Je suis certaine que les Japs vont se rendre compte tout seuls qu’une âme humaine, sensible et réceptrice, est irremplaçable. Tant que l’I.A. incarné par Robin Williams ne sera pas réalisable, ça sera un non catégorique pour moi 🙂
De plus, Karim tu ne délaisserai peut-être pas un humain pour un robot et moi non plus d’ailleur je pense comme toi, mais il ne faut pas non plus oublier que ce n’est pas tout le monde qui peut s’instruire non seulement, car ces personnes comme Jacynthe l’a dit n’aime pas l’école, mais aussi car ils n’ont pas du tout les moyens. En faisant en sorte que des robots fassent cette job sale comme vous dites le taux de chômage montera de façon exponentielle ce qui fera descendre le PIB car les consommations seront très basses, car le revenue des citoyens sera également très faible.
Les impactes se ferons sur énormément de point dut à une faible population qui normalement à une forte tendance de consommation.