Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix 2010

«Devant la chaise vide du Prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, le comité Nobel a appelé la Chine à libérer le dissident emprisonné, hier à Oslo, un vœu repris par plusieurs dirigeants, mais rejeté par Pékin, qui voit dans ce prix une réminiscence de la «mentalité de guerre froide».»

«Ancienne figure de proue du mouvement de Tianan men en 1989, Liu Xiaobo purge une peine de 11 ans de prison pour «subversion du pouvoir de l’État» après avoir corédigé la «Charte 08», un texte qui réclame une démocratisation de la Chine.» Le Devoir.

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Pendant ce temps à Londres

Jeudi, la loi promulguant la hausse des frais de scolarité a été adoptée au Parlement de Westminster à Londres. Ce qui n’a pas manqué de provoquer de nouveau la colère des étudiants lors d’une manifestation qui tourne à l’émeute. La voiture de prince Charles qui se rendait au spectacle a même été prise d’assaut! Quelques photos ici, j’aime particulièrement celle où les étudiants brandissent des pancartes qui montrent en guise de slogan le titre de grandes oeuvres: Ulysses, Joyce; The Idiot, Dostoievski…

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Il y a 30 ans John Lennon est assassiné

John Lennon vu par Lou Reed, Clint Eastwood, Sandra Kiberlain, Paul Smith et Tatiana de Rosnay.

Imagine there’s no Heaven
It’s easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today

Imagine there’s no countries
It isn’t hard to do
Nothing to kill or die for
And no religion too
Imagine all the people
Living life in peace

You may say that I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will be as one

Imagine no possessions
I wonder if you can
No need for greed or hunger
A brotherhood of man
Imagine all the people
Sharing all the world

You may say that I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will live as one

John Lennon (1971)

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La jeune fille et la finance

«J’ai ressenti le besoin de réfléchir au sort du monde à partir d’une observation comparée de ces deux photos», écrit Éric Cornellier, enseignant au primaire.

«D’un côté, une enfant très pauvre vivant dans un pays pauvre, une vie de misère. Et pourtant, la photo laisse clairement transparaître une indéfinissable beauté émanant de toute sa personne. Cette jeune fille, qui semble avoir entre huit et dix ans, est en train de marcher. Elle transporte deux grosses cruches, une dans chaque main, servant fort probablement à aller chercher de l’eau.Le mouvement vers l’avant de sa marche, l’écartement de ses bras par rapport à son corps, comme si ceux-ci étaient des voiles doucement tendues par le vent, la légère inclinaison de sa tête vers un chemin imaginaire qu’elle semble vouloir suivre du regard, tout cela donne à cette photo la puissance évocatrice d’une danse qui témoignerait de l’indicible joie de se sentir vivant, joie illuminatrice d’une conscience saisissant sa propre existence dans le monde.»

«De l’autre côté, une quinzaine de personnes qui semblent s’accorder la plus haute importance. Ce sont de financiers, des gens sérieux et respectés pour leur savoir-faire. Engoncés dans leurs complets aux couleurs sombres, souliers vernis, boutons de manchette et montres-bracelets de luxe. Les cous sont bien serrés par une incontournable cravate impeccablement nouée. Mais ce qui frappe les yeux quand on compare cette photo avec celle de la jeune fille, c’est qu’ici la beauté a déserté. Ces messieurs sont visiblement aussi affreusement coincés dans leur tête que dans leur corps. Les lèvres sont serrées. Tout sent ici le renfermé, une impression d’étouffement nous envahit. Sous leur oeil morne et sévère, la simple joie d’exister n’ose plus montrer le bout de son nez.»

Allez lire le magnifique texte D’Éric Conellier.

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Tous des espoirs. [au son: désespoir]. Haha. Oui. Go.

Toutes les entrées sont des espoirs. Mais au fond, est-ce qu’on peut vraiment aspirer à trouver le bonheur suprême et ultime et absolu? Ce qu’on affiche sur FB, c’est des choses desquelles on rit. On s’identifie à des éléments de chacune des entrées et le rire qu’on en sort est un rire sarcastique de désespéré. Les humoristes sont excellents pour nous confronter par rapport à ce que nous sommes tous. J’y reviendrai plus tard. Nous avons tous un domaine de spécialisation. Nous avons des préférences dans la vie. Des choses qu’on aime par-dessus tout. Mais peu importe ce qu’on en fait, on en rit. Chacun dans notre sens cherchant dans son domaine spécialisé ce qui mène au meilleur. Et, sur fb, chacun révèle qu’il n’a rien trouvé.

Rédigé  en Arial (Titres) 11 pts, sur Microsoft Word 2010. Affichage pleine plage (zoom 100%).

C’est bon? T’as toutes les informations superflues que tu veux ? Superflues ET superficielles? Tu sens bien le physique de mon document? Te sens-tu vraiment dans le même esprit que moi au moment où j’l’ai écrit grâce à ces informations? Oui! ALLONS-Y!

Les autres : je comprends que c’est pas le physique de mon texte qui compte, mon but à moi est d’être le plus accessible possible à tout le monde. J’explique la même chose partout mais dans des mots différents. Ce qui est important, c’est qu’il n’y a pas de sens caché à ce texte. Tout est clairement indiqué sans métaphore ni sens subjectif ni déduction à faire. Ce sont des faits à prendre tels quels. Je pourrais cependant ajouter que le physique que je semble valoriser est plutôt banal. Y’a des gens qui s’y attardent trop et qui pensent que l’ambiance de l’écriture est le plus important de mon texte. Ils oublient que ce sont les mots pures que j’utilise dans le sens le plus simple. Je leur ai quand même fourni toute l’information pour qu’ils ne fassent pas de recherche sur mon ambiance mais plutôt sur ce qui est dit en tant que tel.

Nous « like »ons tous. Tout le monde. « Like. ». Voilà ce qui nous unit. On s’rend compte que la seule chose qui nous unit est « Like. », peu importe la langue. (À travers le monde, la chose la plus connue comme suprême à tous est « J’aime. » « I like. » « Ich liebe. » « Me gustas. ? (comment on dit j’aime en espagnol? J’sais que ça existe) Toutes les langues de toutes les cultures contiennent l’expression « J’aime. ». C’est un concept universel, une affaire que tout le monde vit et connait.

[aligné  à droite] [format indice] Yasmine, je t’aime, toi.

Quand on présente le meilleur de nous, peu importe sa taille, nous aimons. Y’existe une catégorie de choses qu’on peut faire que tout le monde sait si ça nous fait bien sentir ou pas. Fondamentalement, pas culturellement. Si chacun « J’aime. » (le verbe), alors

« J’aime. » X la totalité du monde = Nous aimons.

Si nous savons que nous aimons tous une partie de tout le monde, alors pourquoi se casser la tête avec les petits défauts de tout un chacun? Pourquoi donner de l’attention à des choses qu’on n’aime pas?

Voilà  l’importance de chacun (l’individu) (en privé) : s’assurer que la partie qui n’est pas le « J’aime. » compris en chacun de nous ne soit pas traîné sur le perron de la vie publique. On est capable de gérer ces défauts tout seul, dans notre vie privée. Dans le sens où on sait qu’on partage les mêmes souffrances alors cessons de mettre l’emphase là-dessus (nos amis sont là pour nous aider) et prenons le meilleur de chacun de nous. Unissons-nous pour prendre toutes les parties que « nous aimons » pour en faire des touts. De meilleures idées, de meilleures solutions naîtront de notre union, car c’est dans l’union qu’on montre nos meilleurs côtés et qu’on est capable de discerner ce qui ne l’est pas et l’éviter. Quand on s’met ensemble, on trouve les meilleures affaires pis on tasse les mauvaises. Donc, plusieurs fractions du meilleur de chacun s’additionnent pour former des touts. Des touts qui sont des entiers, des « uns ». Des uns qui s’additionnent. 1-2-1000… Puis une masse de « uns » qui se multiplient…… Nous serons plus gros que les gros nombres qui existent maintenant. Les gros nombres dont je parle se comptent en termes de nombres de dollars. Les humains contre les dollars.

Les « beaucoup ($) » sont comme nous, ceux qui « J’aime. », mais ils préfèrent « beaucoup ($) » à la place de « J’aime. ». Ça veut dire que leurs valeurs sont tournées entièrement vers l’argent. Ils préfèrent avoir beaucoup d’argent que de bien se sentir, que d’être heureux. (Voir « Paraître » et « cool ») Nous savons tous ce qu’est « J’aime. » et nous savons que c’est plus plaisant que « beaucoup ($) », alors pourquoi se torturer à trouver d’autres raisons compliquées pour justifier la place que « J’aime. » doit avoir par-dessus « beaucoup ($) »?

En plus, ils sont si peu à avoir beaucoup ($) que si nous nous élevons tous, nous qui « J’aime. », notre nombre de « uns » sera plus grand que les « beaucoup ($) » Nous serons plus nombreux que les « beaucoup ($). »

« Nous serons plus que les « beaucoup ($) ». »

Attention. Ceci n’est pas une attaque contre des individus. Je ne me plains pas des gens qui ont comme valeur principale le « beaucoup ($) » mais plutôt contre le fait qu’au public, dans notre société, entre nous, ce soit le plus important, la valeur la plus importante. Ce que je veux dire, d’ailleurs, c’est que « J’aime. » et « beaucoup ($) » sont deux tendances que tout le monde peut suivre. Il n’y a pas dans la tête de tous la primauté de « beaucoup ($) » mais le « J’aime. » fait partie de tous. Tout le monde entier (la Terre et les masses) comprend ce concept. – Arrêter de croire que je souhaite attaquer des personnes et comprendre les mots tels qu’ils sont sans chercher une autre définition. – – Je sais ça paraît sarcastique mais ça ne l’est pas –

L’emphase mise sur des mots aussi basiques exprime l’urgence de s’unir sous toutes les langues, les cultures, les classes. Physiquement, les seules choses les plus importantes que les futurs traducteurs verront dans ce texte sont « J’aime. » car c’est la chose la plus universelle. Ils comprendront ça. Peu importe leur origine et leur but.

T’arrives de la réforme? Toi pis « ton étiquetage de choses qu’on vit tous les jours pour mieux les juger ensuite » dites-vous qu’on vit tous la même chose. Pis revenez-en. Voyez plus loin que ça.))

T’aimes pas que moi parle comme bébé? =) Va bien falloir que tu grandisses toi!

(( Si t’attends qu’on te caresse dans ton petit berceau –à cause de tes blessures freudiennes, à cause que ta Révolution marche pas- y’en a qui ont même pas de berceau fack toi pis tes qualités arrêtez de vous plaindre pis agissez donc un peu.-euphémisme-.

Au fond, c’que j’dis c’est que ce qui ressort de ce texte est le plus important alors un bref survol et tout est compris. Les autres qui veulent approfondir et mieux comprendre ma pensée sont heureux en lisant la totalité du texte. Merci à la pub de m’avoir fait comprendre ça. Drôle de savoir que cette note passera inaperçue dans la plupart des cas. Vous comprenez pas pourquoi? Relisez ce paragraphe.

JE METS L’EMPHASE SUR CE QUI EST IMPORTANT : «  J’aime. »

Arrêtons de se préoccuper du reste.

Au nom du « J’aime. », il serait temps qu’on tasse les « beaucoup ($) » une bonne fois pour toute. Ça implique qu’on doit utiliser tous les moyens nécessaires jusqu’à ce que le « J’aime. » soit notre principal intérêt.

ðie

Alias. Ðéreck

Alias Déreck.

Alias Je t’aime maman.   (la première chose que j’ai su au monde avant même mon prénom)

[aligné  à droite] [format indice] Yasmine, je t’aime, toi.

J’ten dis pas assez ? Serait le temps de agir. =)

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Hanae Utamura

Hanae Utamura est une artiste active dans différents pays qui s’inscrit dans l’art contemporain par ses installations et performances. J’ai découvert son site Internet par hasard et c’est un délice pour l’esprit. Son art est conceptuel, ses concepts éclectiques, ils impliquent des contrastes tels que celui de l’eau et du sable, du mouvement et de la stabilité, etc. La photo que vous voyez ici est une de ses plus récentes oeuvres (2010) qui s’appelle 100 times I love you. Elle a demandé à cent personnes de souffler dans un sac en plastique tout en disant « Je t’aime »…Ces oeuvres sont toutes très interactives parce qu’elle veut voir et capter (elle prend sur vidéo presque toutes ses performances ou installations) les réactions populaires à la vue de choses illicites ou inhabituelles dans un contexte particulier. Ses interventions dans le désert alors qu’elle balaie et qu’elle étend de l’eau à l’aide d’une serpillière sont magnifiques.

Carolane Bilodeau

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SORTIE CINÉMA!

Pour finir la session, vos profs d’Histoire et civilisation (et plus particulièrement votre prof de cinéma) vous invitent au cinéma, mercredi le 8 décembre en début d’après-midi.

Une partie des coûts du billet d’entrée sera payée par le collège.

Nous vous proposons de choisir parmi un des films suivants, tous à l’affiche au cinéma AMC Forum (métro Atwater):

«The Social Network» de David Fincher

«The Town» Ben Affleck

«127 Hours» de Danny Boyle

Dites ce qui vous tenterait là-dedans. Si vous avez d’autres choix, faites-nous-le savoir. Bref, exprimez-vous!
Nous préciserons le film et l’heure exacte lundi prochain, via le blogue et OMNIVOX.

Guillaume Campeau-Dupras

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Murakami à Rome

Takashi Murakami, qui fit scandale à Versailles, présente maintenant à Rome deux dragons géants, Dragon in clouds, peints sur d’immenses panneaux (acrylique sur toile, 363 x 1800 cm) à la galerie Gagosian (Larry Gagosian, l’un des plus importants marchands, sinon le plus important marchand d’art contemporain a des galeries aux USA, en Europe et en Asie).

Ces tableaux impressionnent, ils en mettent plein la vue, par leur taille va sans dire, par leur iconographie manga et leur esthétique «Superflat», par leur côté éminemment pop art. Mais ce qui me retient le plus c’est leur facture, quelque chose de plus discret qui transparaît dans la manière (que l’on devine sur photo plus qu’on ne voit il est vrai): ces tableaux, comme tous les tableaux de Murakami,  sont peints à la main.

Ces images qui proviennent le plus souvent d’un univers de néons et d’effets spéciaux ne sont pas ici générées par un processus numérique, elles sont peintes à la main avec de la peinture qui dégouline et dont on aperçoit les traces sous les couches de lavis (appliquées manuellement à la bombe). Le geste libre, avec de la matière rouge ou bleue, fait advenir des formes et restitue à ces créatures leur mystère, grâce à la peinture ces «dragons dans les nuages» retournent à l’opacité des légendes.

BLx

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«Les justiciers existent, et ils sont américains!»

Réjean et moi, eh bien, nous avons planifiés de devenir des super héros.

Enfin, des justiciers de la rue, en quelque sorte.

Motivés principalement par des œuvres telles que Watchmen et Kick Ass, il est éventuellement prévu qu’on apprennent divers arts martiaux afin de faire régner la justice.

Mais alors que je suis plongée dans un travail de fin de session laborieux sur mon œuvre adorée qu’est la bande dessinée de Watchmen, je réalise plusieurs choses auxquelles je n’avais pas pensé alors que j’exprimais mon aveugle euphorie envers les supers héros de bd : du genre, quelle justice?

Des hommes normaux, sans pouvoirs magiques, paranormaux, et certainement pas judiciaires, se proclamant alors « défenseurs de la justice ». Admirable à première vue, mas un citoyen n’est pas supposé en théorie appliquer sa propre justice et sa propre moralité à autrui. La seule justice qui peut prévaloir est celle de l’État, assurée par la police. D’accord dirons certains, mais la police ne peut être partout à la fois. Reste qu’en théorie, il faut appeler les secours avant d’agir, car nous ne sommes pas en droit d’imposer notre morale par nos actes. Seuls les policiers sont officiellement reconnus juges de la vie d’autrui et du recours à la violence afin de protéger la loi.

Toutefois, pendant mes recherches pour mon travail, j’ai trouvé à ma très grande surprise que les justiciers existent, et qu’ils sont américains ! (Pour reprendre et légèrement transformer la célèbre phrase qu’on retrouve dans Watchmen !)

Je vous présente The Alliance of Guardian Angels, fondé par Curtis Sliwa dans les années 70 à Brooklyn, New York.

Motivés par la montée de la peur ressentie par la population dans les rues qui ne leurs semblaient plus sûres, une alliance de bénévoles se forme afin de réagir à la violence qu’on retrouve dans les rues de New York. Recevant entre autres des cours d’auto défense, les Anges Gardiens patrouillent le jour, mais surtout la nuit, et viennent en aide aux gens qui ne sont pas entendus de la police, qui ne peut en effet être partout à la fois.

Étiez-vous au courant ? Pas moi, et je suis fascinée.

Ils font face au danger constamment, et sont conscients qu’ils n’ont que leurs poings pour se défendre contre les armes à feu ou les armes blanches qu’ils peuvent rencontrer ! Mais, pour le bien de leur communauté, ils continuent, nuit après nuit, et sont maintenant étendus dans 15 pays différents, Canada compris !

La question de la morale revient néanmoins. C’est gens sont partiellement acceptés, quelques fois arrêtés, justement s’il est décidé qu’ils ont exercé trop de pouvoir en dehors de leur juridiction qui est celle de citoyens normaux, bien qu’ils soient une alliance. Ils ne sont pas jugés en tant que justiciers, car l’État ne leur a conféré en aucun cas le droit d’appliquer leur propre justice.

Dans une entrevue que l’on peut retrouver dans les Special Features du DVD de Watchmen, Curtis Sliwa confie qu’il a été de nombreuses fois tenté d’abuser de son pouvoir, de dépasser les limites morales acceptables, d’aller trop loin, de dévier. Mais il a [supposément] toujours su se rappeler les motivations de ses actes, c’est-à-dire de protéger les individus sans défenses.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce légitime, correct, bien, de laisser des citoyens normaux exercer une justice qui leur est propre ? Y a-t-il trop de possibilités de débordements ou d’excès?

Jacynthe Fournier-Rémy

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Manifeste pour l’université québécoise

Étudiants et professeurs signent ensemble un manifeste, le Manifeste pour l’université québécoise, un appel lancé à la mobilisation de tous afin de répondre «aux récentes attaques portées envers la mission originelle des universités». Parmi les signataires on compte plusieurs syndicats étudiants, notamment l’ASSÉ dont est membre le SECMV  et au sein duquel milite comme membre du Conseil exécutif une ancienne d’Histoire et civilisation, Élise Carrier-Martin, on compte aussi plusieurs syndicats de professeurs, notamment la FNEEQ dont est membre le SPCMV.

Les signataires du manifeste soulignent en effet «qu’on tente de réduire la mission universitaire à une simple participation au développement économique et qu’on prétend, à cet égard, justifier ainsi une augmentation des frais de scolarité, les signataires de ce manifeste prennent position en faveur d’une université libre, accessible, publique et démocratique». Ils demandent donc le retrait de l’engagement du gouvernement Charest d’augmenter les droits de scolarité en 2012 et, plutôt que d’aller prendre l’argent dans les poches des étudiants, ils proposent d’aller le chercher là où il se trouve: dans l’évasion fiscale (estimée à 9 milliards de dollars) et par l’augmentation des taxes des grandes entreprises. Les signataires en  appellent aussi à la tenue d’«États généraux, démocratiques et ouverts» afin de mener une réflexion réelle sur «la mission fondamentale de nos institutions universitaires» car ils estiment, et à bon droit, que le «Forum sur le financement des universités» convoqué par la ministre de l’éducation le 6 décembre prochain relève de l’imposture dans la mesure où  son but n’est pas «de réfléchir aux véritables enjeux de nos universités, puisqu’il s’agit d’une rencontre visant particulièrement à convenir des modalités d’une hausse des droits de scolarité, des modes d’évaluation de la performance du réseau universitaire et de l’arrimage des universités aux impératifs économiques».

Face à ce type de consultation, dont les conclusions semblent être à toutes fins pratiques déjà connues, la tenue d’États généraux s’impose certainement car « La réflexion à entreprendre sur l’université de demain est aussi une réflexion sur la société que nous voulons, le monde dans lequel nous voulons vivre. Que restera-t-il du Québec lorsque ses institutions d’enseignement supérieur seront devenues des machines à produire une main d’œuvre pour l’industrie de pointe ? Car si l’université fait naufrage, c’est avant tout parce que la société en entier est entraînée dans la dérive » conclut le manifeste.

Ce manifeste, ainsi que la grève votée en vue de la manifestation à Québec le 6 décembre contre le «Forum sur le financement des universités», constituent donc une réplique nécessaire aux sombres desseins du gouvernement Charest qui semble plus que jamais s’inspirer des conservateurs de Londres. Les étudiants d’ici s’inspireront-ils de ceux là-bas?

BLx

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La machine libérale

Selon Robert Benoît, un ancien président du Parti Libéral du Québec, le PLQ sous Jean Charest est devenu une «machine à ramasser de l’argent». C’est ce qu’illustre très bien ce petit film d’animation signé «Anonyme 1984» qui circule depuis quelques jours sur le web accompagné de la mention suivante:

«La machine libérale veut votre bien…
Nous sommes artistes, musiciens, citoyens, sans attache idéologique ou politique. Nous voulons arrêter la machine libérale. La présente vidéo est le fruit de notre indignation.»

BLx

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«L’injustice, en vente partout.»

En lock-out depuis le 24 janvier 2009 pour ne pas avoir voulu consentir à 233 demandes imposées sans négociations par leur employeur Québécor, l’un des «plus importants conglomérats de médias au Canada», les employés du Journal de Montréal, avec l’appui de la CSN, en appellent maintenant au boycott de ce journal.

Boycottons le Journal de Montréal et préférons lui l’excellente répartie que lui servent ses employés lockoutés en publiant Rue Frontenac, leur propre journal en ligne: «Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal. Son nom s’inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac». Il fait aussi référence à ce jour d’octobre 1690 où Frontenac a lancé à l’émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu’il n’avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons». C’est finalement un léger clin d’oeil à une source d’inspiration, Rue89

BLx

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L’homme qui sauva le monde…

Rauschenberg, Retroactive 1, 1964

Le 22 novembre 2010 marque le 47ième anniversaire du tristement célèbre assassinat de John F. Kennedy à Dallas. Son périple historique débute le 20 janvier 1961, à la suite d’un scrutin très serré contre le controversé candidat républicain Richard Nixon, lorsqu’il est élu 35ième président des États-Unis, à 43 ans. Seul président catholique à ce jour, ce personnage mythique incarne la jeunesse, l’innovation, la persévérance, le charisme et la sagesse, valeurs dont les américains d’hier et d’aujourd’hui ont grandement besoin. D’ailleurs, certains téméraires ont comparé l’actuel président Barack Obama à cette icône américaine, l’espoir d’une époque. Inspiré de Lincoln, nombreux sont ceux qui oublient que  Kennedy a milité en faveur de l’abolition de la ségrégation raciale aux côtés de Martin Luther King jr, ou encore qu’il est l’auteur du projet Apollo, ce que Rétroactive 11 de Rauschenberg montre. De l’autre côté de la médaille, il est connu pour avoir relancé le programme d’armements nucléaires à des fins dissuasives et pour avoir ainsi perpétué la politique d’endiguement pratiqué par son prédécesseur Eisenhower, politique responsable de ce que l’on appellera la «Guerre Froide». On se souvient aussi de l’homme le plus puissant au monde pour avoir initié l’envoi de soldats au Viêt-Nam et pour les évènements entourant Cuba, de la Baie des Cochons à l’embargo. Cependant, John nous a tous surpris par le calme et la sagesse qu’il entretient durant le pire des affrontements circonstanciels entre le bloc de l’Ouest et le bloc de l’Est, la crise des missiles de Cuba. En effet, durant les interminables « treize jours qui ébranlèrent le monde »2, alors que le troisième conflit mondial risquait même de se profiler à l’horizon, tandis que l’humanité de cette époque tendue a les yeux rivés sur l’écran du téléviseur et que Fidel Castro se montre intraitable,  Kennedy fait preuve de « leadership »3 et évite la catastrophe nucléaire. Devant l’opinion populaire et contrairement à son homologue russe, qui perd la face au milieu de ses pairs, Kennedy est sorti de cette situation en véritable héros. Cette déconvenue devant l’histoire a coûté  à Khrouchtchev sa réputation et son prestige. Le visionnaire d’une nation nous a laissé trop tôt, malgré un des mandats les plus courts du règne présidentiel américain, un nom, un descendant d’immigrant irlandais, un homme, a influencé le cours de l’Histoire. Son nom, même dans la mort, reste associé à l’une des dynasties les plus influentes du XXième siècle. Cette « famille royale américaine »4, qui, malgré son pouvoir, a connu un sort plutôt tragique.

John Kennedy Jr saluant le passage du cercueil de son père

Jackie Kennedy vue par Andy Warhol, 1964

1 The Andy Warhol Musem, Artists Past & Present, http://edu.warhol.org/app_rauschenberg.html.

2 BUFFET, Cyril, La crise des missiles de Cuba, http://www.cubacrisis.net/fran/pages/premset_01.html.

3 BRAZAU, GAYLE A., Leadership and Learning, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2508719/.

4 L’Actualité Internationale, L’Amérique rend un dernier hommage au sénateur Kennedy, http://www.france24.com/fr/20090829-lamerique-rend-dernier-hommage-senateur-kennedy-.

Olivier Vaillancourt

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La confiance en soi

On dit que la pratique du sport développe la confiance en soi…

Bonne chance aux Alouettes qui affrontent  les Argonauts de Toronto pour la finale de l’Est de la Ligue canadienne de football cet après-midi au Stade Olympique rempli à pleine capacité (58 000 spectateurs).

BLx

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Tout pour un A

Le film Tout pour un A (Easy A) peut d’abord donner l’impression d’avoir été créé pour les adolescents, car c’est un film qui les rejoint plus que les adultes. Bien qu’il soit léger et très drôle, ce film contient cependant beaucoup d’éléments provocateurs et propose une bonne réflexion sur nos sociétés « modernes ». « Tout pour un A » raconte l’histoire d’Olive, une jeune fille banale et effacée qui lance, sans réellement le vouloir, la rumeur qu’elle n’est plus vierge. Très vite, toute son école est au courant et elle-même prend goût au regard que les autres portent sur elle. Tout au long du film, Olive provoque ses camarades de classe en jouant de plus en plus son rôle de dévergondée. Sa vie est comparée à celle d’Hester Prynne, personnage du roman La lettre écarlate (1850) de Nathaniel Hawthorne, qui est accusée d’adultère et qui doit donc porter un A rouge sur ses vêtements. Olive est même parfois persécutée par un groupe de religieux très croyants, mais comme elle est une fille qui répond du tact au tact, elle ne se laisse pas faire. Olive provoque alors les autres élèves de son école en arborant des signes tels le A rouge qui fait référence à l’œuvre qu’ils étudient en classe. De plus, ce A peut être considéré comme l’initiale de l’anarchie. Olive s’habille d’une façon très provocante, avec des corsets, des vêtements hyper sexys et décolletés. Elle fait même semblant d’offrir ses services à plusieurs garçons, qui mentent alors en disant  qu’ils ont couché avec elle. Le film présente donc beaucoup d’aspects provocateurs, qui brisent les traditions et choquent les gens, surtout les personnages religieux dans le film. Olive transgresse en quelque sorte un interdit sexuel, la perte de sa virginité, et la sexualité libre qu’elle feint de pratiquer la place à part et lui confère quelque chose de «sacré», elle devient attirante et dangereuse. Personnellement, j’ai bien aimé ce film qui montre que malgré la répartie du personnage et son apparence forte, les mensonges deviennent difficiles à supporter… comme pour tout le monde. Cependant, on pourrait se demander s’il est vraiment nécessaire de mentir pour tenter de s’affirmer? Ou encore pourquoi les gens désirent-ils se différencier au point de mentir pour être reconnu? Enfin, n’est-ce pas étrange, et peut-être même un peu injuste, que les filles qui sont sexuellement actives soient plus mal vues que les garçons qui le sont, et ce même dans nos sociétés dites « modernes »! Alors où est-ce que tout cela nous mène?

Annick Laforte

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