Ce vidéo sur l’empire Samsung en Corée du sud est époustouflant !!!
Carolane Bilodeau
Ce vidéo sur l’empire Samsung en Corée du sud est époustouflant !!!
Carolane Bilodeau
Classé dans Uncategorized
Dans son livre L’Occident expliqué à tout le monde, Roger-Pol Droit fait bien ressortir l’une des difficultés qui se présente à qui veut comprendre cette civilisation qui, à tort ou à raison, a exercé et exerce toujours une influence décisive sur le cours du monde, un difficulté qui tient donc au fait que l’Occident est souvent considéré comme porteur du pire et du meilleur. Le meilleur: la philosophie, la science, la démocratie, les droits de l’homme, la laïcité, l’égalité homme/femme, la liberté de l’individu, «le débat permanent sur ce qu’est la vérité», etc. Les Lumières en somme. Le pire: la domination, le capitalisme sauvage, l’exploitation des peuples et de la nature, le colonialisme, le consumérisme, la destruction de la diversité culturelle, le matérialisme, etc. Le nihilisme en somme. L’un des cas de figure de cette ambiguïté où se conjuguent «la face claire et la face sombre de l’occident» est celui de l’émancipation des peuples dominés: «Quand les pays qui avaient été colonisés ont fini par reprendre leur indépendance, ce fut en empruntant à l’Occident sa conception des droits politiques, de la liberté d’expression et de l’autonomie. Les outils intellectuels forgés par l’Occident ont donc été retournés contre sa domination», écrit Roger-Pol Droit (p.52). Or ce samedi j’ai trouvé dans Le Devoir la parfaite illustration de cette ambiguïté dans l’analyse que font les politologues Adel Rifaat et Baghat el-Nadi, connus sous le pseudonyme de Mahmoud Hussein, des événements qui, après la Tunisie, secouent maintenant l’Égypte:
«Pour que s’exprime un besoin de liberté individuelle, il faut d’abord que soit née la figure moderne de l’individu. L’individu, c’est qui? C’est le fonctionnaire, l’universitaire, l’avocat, le médecin, l’ingénieur. C’est aussi, peu à peu, l’ouvrier industriel. Il s’agit d’un nouvel acteur social, né au forceps, sous pression coloniale, à partir de l’éclatement des communautés traditionnelles, tribales, urbaines ou villageoises. Avant son émergence, le besoin de liberté personnelle n’a pas de sens, le chef traditionnel parle pour les siens et tout est dit. Avec son émergence, des aspirations nouvelles commencent à s’exprimer. Dans le monde arabe, elles vont lentement pénétrer les milieux religieux et, dès la fin du XIXe siècle, conduire au réformisme musulman, lequel, à son tour, va inspirer les premiers dirigeants du mouvement national au début du XXe. On débat alors de la question: comment pourrons-nous chasser l’occupant? En lui volant le secret de sa supériorité, c’est-à-dire en nous ouvrant à la pensée des Lumières, ou au contraire en nous crispant sur un fondamentalisme rigoureux? Le nationalisme sera-t-il à dominante laïque ou à dominante intégriste? L’histoire a tranché. Les nationalistes laïcisants ont historiquement gagné la partie. C’est l’époque où un grand intellectuel égyptien, l’ouléma Abdallah el-Nadim, a cette formule: «Le colonisateur est à la fois notre ennemi et notre professeur!» Le Devoir 5 février 2011.
Le colonisateur est à la fois notre ennemi et notre professeur. Le caractère paradoxal de cette dernière phrase donne beaucoup à penser!
BLx
Classé dans Uncategorized
At an input in the Hermitage, 1930
Boris Ignatovich (1899-19760), étonnant photographe soviétique.
BLx
Classé dans Uncategorized
Antony Gormley, le sculpteur génial, a collaboré au spectacle de danse Sutra du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui présenté à Londres en 2008. Les danseurs sont des moines bouddhistes qui viennent du Monastère Shaolin en Chine fondé en 495. Le terme «Shaolin» désigne à la fois le lieu et un style de Kung Fu chinois. «Shaolin», là où la dévotion religieuse se conjugue à un art martial.
BLx
Classé dans Uncategorized