Montréal: «Fontaine de jouvence» et talent brut

Le 8 et 9 novembre prochains, Montréal accueillera la sixième édition du SIJM (Sommet international du jeu à Montréal). Il s’agit du plus important évènement de ce genre au Canada et sur la côte Est. Ce sommet est consacré aux professionnels comme les recruteurs, les développeurs, les commanditaires et les chefs de studios qui cherchent le potentiel, la crème de la crème de la main d’œuvre de l’industrie, les Québécois.

Selon Vincent Brousseau-Pouliot de La Presse, c’est à coups de créativité et de crédits d’impôts que le Québec est devenu l’un des leaders mondiaux des jeux vidéo. Il explique aussi que l’industrie ne peut toutefois pas s’endormir sur ses lauriers en dépit de ses succès, car à l’exception de la Colombie-Britannique, aucune autre région du monde ne compte autant d’artisans de jeux vidéo en proportion de sa population. À ce jour, le secteur du jeu vidéo se positionne au deuxième rang des industries du divertissement derrière le cinéma, mais devant la musique.

L’SIJM de novembre attirera donc plusieurs chefs de studios, c’est le cas notamment de Stéphane D’Astous, un québécois relié à l’éditeur japonais Eidos qui a érigé un nouveau studio à Montréal en 2007. Il s’apprête à envahir les plates-formes du monde entier avec un nouvel opus retravaillé de la série Deus Ex. C’est le cas aussi de Patrice Désilet, ex-concepteur pour l’éditeur français Ubisoft avec le plus gros studio de la firme en place depuis 1997. Cette équipe avait définitivement mis Montréal sur la carte avec l’édition 2003 de Prince of Persia : Les sables du temps et elle concrétisa sa renommée en lançant la série Assassin’s Creed en 2007 qui se révèle aujourd’hui être le meilleur vendeur de la compagnie avec dix millions d’unités pour le premier opus seulement. Le sixième volet de la licence est d’ailleurs prévu pour le 19 novembre 2010.

Désilet sera présent au SIJM en tant que nouveau membre de la direction d’un studio québécois du géant THQ Inc. Malgré avoir fermé huit de ses dix-sept studios durant la dernière récession, l’équipe de développeurs et d’éditeurs font tout de même le pari d’ouvrir un nouveau studio à Montréal. Aussi, le directeur Dave Gatchel affirme dans une entrevue : «Nous voulons avoir une équipe artistique très forte à Montréal qui pourra aider nos autres studios. Nous voulons amener à Montréal une partie du travail sous-traité en Chine et en Malaisie».

Le monde du jeu fait confiance à Montréal et Montréal lui prouve sans l’ombre d’un doute que son choix est judicieux. Avec une expansion si rapide des studios, on pourrait toutefois croire que cette source de potentiel pourrait se tarir soit par une pénurie de main d’œuvre, une insuffisance financière pour les créations ou le manque d’expertise.

Jean-Nicolas Bédard

5 Commentaires

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5 réponses à “Montréal: «Fontaine de jouvence» et talent brut

  1. Avatar de Jacynthe Jacynthe

    N’oublions pas Splinter Cell aussi, grand succès international grâce à la base montréalaise d’Ubisoft!
    Je sais que beaucoup de gens sont attirés par cette industrie grandissante et pleine de promesses, je trouve ça formidable! Il y a le Collège Salette, le centre NAD, le campus Ubisoft de mtl et Québec, et même deux cégeps à Montréal offrent un programme orienté vers le design de jeux vidéos (et cinéma ou autre…) Par contre, soit ces programmes sont hors de prix pour plusieurs, soit ils sont extrêmement contingentés! Donc c’est en effet la crème de la crème qui est récoltée à travers ces formations, j’imagine. J’espère que cette industrie continuera de fleurir ici à Montréal! Ptete qu’un jour, on aura le plus gros festival de l’Amérique autour de l’industrie du jeu vidéo!

  2. Avatar de Karim Karim

    Calmons-nous, calmons-nous. Il est vrai que le Québec est un fort créateur de jeux vidéos. Il est vrai qu’il a un des plus grands taux de pourcentage de sa population qui travaille dans ce domaine. Mais, nous somme 7 millions aux Québec (ou 8…je sais plus) Donc, oui, le taux de pourcentage est élevé, mais il est faux de croire qu’il y a beaucoup de personnes, au Québec, qui évoluent dans cette discipline.

    Veuillez excuser mon habituel pessimisme, mais, j’aime quand les choses sont réaliste. Et selon-moi, il est faux de dire que le Québec se démarque dans les jeux vidéos, sur une échelle internationale. Et en passant, il n’y a aucun best-sellers qui ont été créés au Québec. Les séries des Splinter Cell, et Assassin’s Creed ont été retouchés au Québec, mais, ils ont étés fait en Caroline du Nord, dans le Studio Red Storm Entertainement.

    De plus, les meilleurs dans le domaine du jeu vidéo, sont les asiatique, tels les japonais (en première place) les indonésiens (presque égaux aux japonais) puis les Chinois. Ensuite, il y a les États-Unis, et enfin, les canadiens.

    En plus, seulement au japon, ils sont quelques dizaines de millions à créer des jeux vidéos, ce qui représente un nombre qui est largement plus grand que la population du Québec, mais, en terme de pourcentage, le québec bat les japonais…mais ici, ils sont peut-être 2,5 millions.

    Mais je suis fier que le Québec, en terme de qualité de produit, puisse faire concurence avec certain pays. mais soyons logique, le Québec, dans tous domaines confondus, ne peut pas être un gros marché, ou une grande main-d’oeuvre.

  3. Avatar de Jean-Nicolas Jean-Nicolas

    Je suis franchement désolé pour votre pessimisme, mais encore plus par l’impertinance de certains des commentaires qui heurtent ce blog.

    Je prend le blâme pour cet article, car j’estime que j’aurais moi-même dû citer mes sources comme David Asselin a bien eu l’obligeance de faire dans sa dernière prise de parole, cela m’aurais empêcher de lire ce que j’ai lu ce matin!

    En fait, je vous admire Mr. Karim … J’aimerais tellement connaître autant de choses afin de pouvoir me prononcer sur la presque totalité des articles, j’estime que j’ai beaucoup à apprendre de vos connaissances éclairées.

    Je n’étais pas au courant que AC2B avait été produit par Red Storm Entertainement pour ensuite être «retouché» par Ubisoft Montréal. En fait, j’ai rencontré un homme il y a deux semaines afin de lui parler de choix de carrière dans ce domaine et qui se proclamait concepteur de ce jeux … faut croire qu’il m’a éperdumment menti …

    Pour finir, quand vous dites : «les meilleurs dans le domaine du jeu vidéo, sont les asiatique, tels les japonais (en première place) les indonésiens (presque égaux aux japonais) puis les Chinois.» Je ne peux m’enpêcher de me demander pourquoi les développeur asiatiques ont ouvert plusieurs studio en moins d’un an au Québec (présenté dans le graphique en haut) tout en fermant ceux en Asie … C’est la qualité versus la quantité, une lutte maintenant gagnée par l’Amérique du Nord.
    Les meilleurs, ne sont-ils pas ceux qui font le mieux et non ceux qui produisent plus(comparable à certains commentaires sur la plupart des articles)

    Ne me répondez pas Mr. Karim! Par contre … je ne vous dirai pas de ne plus répondre, car je considère que cela serait à l’encontre du principe de droit de s’exprimer, ce qui est fondamental pour ce blog, MAIS METTONS QUE J’LE PENSE PAS MAL FORT.

    Ps : Personellement, je ne prendrai même pas en considération vos propos sur l’industrie québécoise du jeux vidéo. Je les considèrent comme une attaque gratuite qui ne mérite pas d’être même si vous aviez quelconques sources pour l’expliquer.

  4. Avatar de David Asselin David Asselin

     »l’encontre du principe de droit de s’exprimer »
    oui certes, mais comme je l’ai mentionné sur un poste différent le droit d’expression vient indubitablement avec le DEVOIR de réflexion… trop souvent négliger à mon humble avis 😦

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