Le graffiti, art pariétal, art urbain par excellence puisqu’il s’inscrit à même les surfaces de la ville, murs, tunnels et autres parois dérobées, art ancien puisqu’il se pratiquait déjà à Athènes et à Rome, art subversif mais à tort associé au vandalisme, cet art archaïque et actuel ne cesse d’évoluer. Un peu comme on retourne la manche d’une veste côté doublure, le «reverse graffiti» y va à la renverse en ce qu’il consiste à produire des images en négatif: au lieu d’exécuter le motif en AJOUTANT de la peinture au mur, on l’obtient en y RETIRANT la saleté laissée par la pollution au moyen de divers produits nettoyants. Le graffiteur qui s’exprime en mode «reverse» peut-il être accusée de vandalisme ou d’atteinte à la propriété privée dès lors qu’il lave au lieu de souiller? On n’arrête pas le progrès!
B.L.

