«Nous sommes les 99%»

Le mouvement «Occupy Wall Street» entre dans sa troisième semaine et continue à prendre de l’ampleur. D’abord limité à New York, ce mouvement qui conteste l’emprise du monde de la finance sur l’économie mondiale, s’étend maintenant à l’ensemble des États-Unis (Los Angeles, Boston, Chicago…) et traversera la frontière pour gagner Toronto (et Montréal?) le 15 octobre. Ceux qu’on appelle les « indignés de Wall Street» ont déjà reçu l’appui du financier milliardaire Georges Soros: «Je comprends leur réaction, franchement. […] J’ai de la sympathie pour leurs opinions». Les grandes banques américaines ayant bénéficié de l’argent public pour se tirer de la faillite où elles s’étaient elles-mêmes plongées en raison de la création de produits financiers toxiques, le Papier commercial adossé à des actifs, produits responsables de la crise des subprimes, plutôt que de consentir des prêts aux petites et moyennes entreprises augmentent les coûts du crédit, consolident leurs profits et versent à leurs cadres des bonus immérités. Voilà maintenant que le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, pas exactement un gauchiste, éprouve lui aussi de la sympathie pour ce mouvement d’indignation: «Ils reprochent, non sans raison, aux problèmes du secteur financier de nous avoir menés à la pagaille dans laquelle nous nous trouvons». Le slogan «Nous sommes les 99%» pointe vers le 1% de riches qui dominent le jeu qui appauvrit tout le monde.

Ceux qui doutent de l’objectivité journalistique affichée par les grands médias qui, le plus souvent, sont la propriété de «corporations» dont les intérêts sont intimement liés à ceux de Wall street et qui, à ce titre, n’ont pas pour mission d’informer le public mais seulement de relayer le point de vue du «Capital» et de ne donner à voir, pour reprendre l’expression de Guy Debord, que le «spectacle de la marchandise», verront leurs appréhensions confirmées au visionnement de cette compilation préparée par l’équipe de Think Progress. Non seulement les médias «mainstream» feignent-ils d’ignorer et de ne pas comprendre la juste colère du mouvement «Occupy Wall Street», mais ils se permettent d’insulter ceux qui y participent: «des paresseux qui ne veulent pas travailler», «des insignifiants aux cheveux sales qui ont le nez percé», «des anarchistes radicaux qui veulent détruire le capitalisme», «des enfants gâtés qui ne savent pas ce qu’ils veulent», etc. Pitoyable!

BLx

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