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Archives mensuelles : octobre 2012
Les voies du seigneur sont impénétrables
Classé dans Philosophie, Religion
René Lévesque: le point de vue des étudiants en Histoire et Civilisation
«René», Sérigraphies, Collectif Histoire et Civilisation, février 2012
Des étudiants en Histoire et civilisation, en compagnie de leur professeur Philippe Bouchard, ont accepté, «à chaud et sans préparation», de parler de René Lévesque pour «Dimanche Magazine». L’évocation qu’ils ont faite du grand homme nous rend pas mal fiers…
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Classé dans Histoire, Histoire et civilisation, Politique
Picasso 1881-1973
Il y a 131 ans aujourd’hui, le 25 octobre, naissait Pablo Picasso
Garçon conduisant un cheval, 1906
Les demoiselles d’Avignon, 1907
Guernica, 1937
Marie-Thérèse, 1937
Autoportrait, 1972
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Classé dans Art
Charlie is my darling
En 1965, tandis que leur carrière commence à décoller, on suit les Rolling Stones lors de leur tournée irlandaise. Mick Jagger a 22 ans et Keith Richards en 21! On les voit sur scène, en train et en avion, dans les coulisses des théâtres où ils se produisent, mais aussi dans leurs chambres d’hôtel, passablement ivres, chanter certaines de leurs chansons pas encore enregistrées sur disque et même quelques unes des Beatles. Un film à voir absolument, ne serait-ce que pour cette scène tournée dans un lieu incertain, une suite à l’hôtel ou un bar déserté, où l’on voit Keith au piano jouant du Elvis Presley que Mick, plutôt soul, imite jusqu’à la caricature, Keith s’arrête alors tout net et lui lance: «Who do you think you are Mick Jagger?»
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Classé dans Art, Cinema, Culture et société
La chasse aux livres
Les librairies du Plateau
Je me rends compte qu’il est maintenant difficile de trouver immédiatement un titre. Il faut commander, que ce soit à la librairie ou sur internet.
En effet, plusieurs fois cet été, j’entrepris de magasiner des bouquins sans être à la recherche de titres spécifiques. Un vrai bonheur, la qualité des services des libraires ne ressortait pas vraiment dans la mesure où je me contentais de flâner et de choisir au hasard. Excepté l’une d’entre elle où l’on a tenté de m’arnaquer en voulant me vendre un Amélie Nothomb d’une qualité-prix très médiocre. J’ai trouvé le livre Attentat sur une de leurs minuscules étagères, faisant partie de leur minuscule librairie. Celui-ci était noté à 9,50$ alors qu’il avait des pages déchirées et la couverture mouillée par je ne sais quoi sur le bas. J’ai alors tenté de négocier, je me suis adressée à cette petite dame frêle postée à l’unique comptoir : « Serait-ce possible de me faire un prix, vu son état ? ». Elle examina rapidement le livre et balbutia : « 9 $ » Je répondis : « 8$! » Ce qui était une offre charitable vu l’état du pauvre bouquin. Sans hésitation elle refusa et je sortis de cette petite librairie déserte en comprenant à l’instant, la raison pour laquelle elle était si peu visitée. On va appeler cet endroit, le gai rein, la librairie du gai rein. Je me rends à une autre librairie, elle est grande et tout y est bien classé, je trouve facilement mon livre à 5$, il n’est pas abimé et l’édition est bien plus belle. Celle-ci c’est l’Échange.
Ça c’était le beau temps, lorsque je n’avais pas de liste d’épicerie.
Fin aout, on retourne à l’école et il me manque quelques ouvrages. Cette fois je vais visiter Le port de tête en premier, on n’a pas cessé de me la conseiller. Comme d’habitude, je commence par chercher par moi-même pour ensuite abandonner et demander conseil au libraire. Un grand et jeune garçon barbu tout à fait sympathique, prend le temps de chercher chacun des ouvrages inscrits sur ma liste. N’ayant trouvé qu’une infime partie d’entre eux, il me propose de commander ceux qui me manquent. Je suis sortie de cette librairie en me disant que le service à la clientèle est tout à fait normal, il est bien ! L’endroit aussi est bien, juste assez de place pour respirer et une belle ambiance, on voit que tout est soigné, contrairement au gai rein. Bientôt mon estime pour le port de tête montera d’un cran…
Je retourne à l’Échange. Je cherche mais sans succès alors je me dirige vers un grand comptoir et demande conseil à un vieux monsieur chauve. Celui-ci me réfère à un autre comptoir plus loin dans la librairie. Je me rends au comptoir dont il m’a parlé, j’y trouve un jeune monsieur un peu dégarni aux montures épaisses et noires. J’hésite à lui poser ma question dans la mesure où il est en grande conversation avec un autre monsieur dont j’ai oublié l’apparence. Je les interromps : « Excusez-moi, où pourrais-je trouver une pièce de théâtre québécois ? » Bon, déjà leur expression faciale me met mal à l’aise, je semble les avoir énormément dérangés, j’ai l’impression d’être un fardeau qu’ils avaient oublié. Le monsieur aux montures me pointe vaguement une étagère et retourne à sa conversation. Je fouille, je fouille du regard mais ne trouve rien de Québécois, du Molière, du Racine, de l’Euripide pèle mêle, mais pas de Tremblay. Je prends mon courage à deux mains et retourne affronter les méchants messieurs bedonnants. M’adressant à grosses lunettes noires : « Je ne trouve pas… » J’espère le voir faire l’effort de se lever et de venir me montrer, même pas ! Il me regarde comme si j’étais un excrément sur lequel il venait de piétiner avec des chaussures à 300$. Il me répond de manière nonchalante : «Dans le bas de l’étagère… » J’y retourne et qu’est-ce que je trouve dans le bas de l’étagère ? Du Sophocle mélangé avec du Gratien Gélinas et du Ionesco. N’importe quoi… Ébranlée par ce service plus que médiocre je me dépêche de sortir de cet endroit. Eh oui, c’est lorsqu’on cherche vraiment que l’on tombe aussi sur des saletés.
Déçu et n’ayant pas la moitié de ma liste, je me rends à la Bouquinerie du Plateau. Cette fois je ne cherche pas par moi-même, j’ai trop hâte de tester leurs libraires. Je tombe sur un jeune homme châtain aux grands yeux bleus, son service est semblable à celui du Port de tête. Par contre leur section philosophie est beaucoup plus petite.
Bref, inutile de mentionner que Le port de tête est passé de « bien » à « Excellent! » dans mon estime. Tout ceci pour dire que c’est lorsqu’on cherche quelque chose de particulier que les vraies faces des librairies du plateau se dévoilent !
Caroline Douville
Classé dans Culture et société
Festival du nouveau cinéma
Classé dans Cinema, Culture et société
Sherlock Holmes maître de la déduction
Sherlock Holmes :
- En littérature. – Nulles.
- En philosophie. – Nulles.
- En astronomie. – Nulles.
- En politique. – Faibles.
- En botanique. – Spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poison en général. Ne connaît rien au jardinage.
- En géologie. – Pratiques mais restreintes. […]
- En chimie. – Approfondie.
- En anatomie. – Exactes, mais sans système.
- En littérature à sensation. – Immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
- – Joue bien du violon.
- Est très adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
- – A une bonne connaissance pratique des lois anglaises.[1]
Voici une partie de la préface écrite par Germaine Beaumont du roman Le signe des 4 c’est tiré du roman Étude en rouge écrit par Sir Doyle. Cette description du personnage de Sherlock Holmes est une bien mince affaire lorsqu’on lit les romans le mettant en scène par la suite. Toutefois, on remarque que Sherlock Holmes est, évidemment, quelqu’un d’épatant, car même s’il a une connaissance approfondit de plusieurs sujets il reste néanmoins néophyte dans plusieurs autres. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’intelligence de le retenir c’est tout simplement qu’il n’en a pas besoin. Sherlock Holmes a des capacités cérébrales exceptionnelles. Évidemment, il est humain et il n’est pas doté de pouvoir spéciaux il a juste réussi à développer son cerveau de manière à retenir les choses qui lui seront utiles. Alors dans se contexte, prenons l’exemple de son ignorance par rapport à l’astronomie. Dans une de ces histoires le Docteur Watson fait grand cas de sa méconnaissance de la gravité, du système solaire et de la théorie de Copernic. Évidemment, c’est ridicule ne pas le savoir, car c’est quelques choses de très simple que tous ont appris. Mais l’argument de monsieur Holmes est de dire : À quoi bon le savoir si tout le monde le sait déjà. Ce qui signifie que s’il a réellement besoin de la réponse il trouvera quelqu’un (n’importe qui) et lui demandera, ce n’est pas plus compliqué puisque tout le monde le sait[2]. Sherlock Holmes est quelqu’un de très pratique. S’il y a quelque chose d’inutile il s’en débarrassera. Il veut garder le plus de place possible pour emmagasiner des informations utiles à son domaine. Sherlock Holmes n’a pas un emploi ordinaire comme tout le monde, il est détective consultant. Il a lui-même créé le poste. Il s’agit en fait d’être un détective et lorsque la police a besoin d’aide elle l’appelle. Il est passé maître dans l’art de la science de la déduction. Mais qu’est-ce que c’est que la science de la déduction? Je ne l’ai pas écrit dans son profil au début, alors d’où ça sort? La science de la déduction est une science qui examine les faits à la loupe et arrive à poser une hypothèse sur ces faits. Voilà la principale raison pour laquelle Sherlock Holmes ne connait pas les théories de Copernic. Il utilise toutes les capacités de son cerveau pour se concentrer sur les détails de la vie. Lors de leur première rencontre Sherlock Holmes et John Watson, Sherlock est capable d’établir les faits sur la vie de Watson sans aucun problème le tout grâce aux détails qu’il a su percevoir. Cette capacité de percevoir les détails n’est pas quelque chose de surhumain, tout le monde est capable il faut juste porter attention aux éléments qui nous entourent («élémentaire mon cher Watson!»).
Il est évident que l’auteur Sir Arthur Conan Doyle a voulu porter à son paroxysme la science de la déduction avec le personnage de monsieur Holmes. Toutefois, cette science n’est pas fictive elle est bien réelle lorsqu’on veut devenir détective pour la police il faut savoir où porter nos yeux et quoi faire des informations qu’on décèle. La majorité des gens ont la capacité de Sherlock Holmes (peut-être pas, il est vrai, poussée aussi loin) à analyser une scène, un événement ou une personne, sauf que ces personnes ne s’en rendent le plus souvent pas compte («élémentaire mon cher Watson!») Sherlock Holmes est un personnage marquant pour plusieurs générations de gens. Il a marqué le XXᵉ siècle et continue de marquer le XXIᵉ siècle. Après sa publication au début de XXᵉ siècle, il devint vers les années 1980 un phénomène télévisuel incroyable! Il fut pendant quatre saisons interprété par Jeremy Brett avec comme fidèle acolyte dans le rôle du Dr. Watson David Burke. Ces deux personnes ont marqué l’histoire des héros! De nos jours on voit une recrudescence dans la popularité du personnage notamment avec l’impressionnante série Sherlock produite par la BBC qui met en scène Benedict Cumberbatch dans le rôle de Sherlock Holmes et Martin Freeman dans le rôle du Dr. Watson.
La série est particulière, car elle ne relate pas les aventures de Doyle à son époque. Elle relate ses aventures à notre époque. Donc, comment monsieur Holmes se serait débrouillé à notre époque avec les technologies d’aujourd’hui. Ils sont déjà deux saisons de produites et les réalisateurs ont annoncé une troisième saison, malgré la chute dramatique de Sherlock Holmes au dernier épisode de la deuxième saison. Bon spectacle! («Élémentaire mon cher Watson!»)
Hugo Vaillancourt- Perreault
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Equilibrium
Equilibrium (2003) est un film de Kurt Wimmer, qui raconte l’histoire d’une société futuristique, qui suite à la troisième Guerre Mondiale, se veut protectrice d’une raison pure et destructrice de tout ce qui a trait aux émotions. En voici un résumé, tiré du site internet Allocine.com :
« Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris à jeun, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie. »
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26865.html
Ici, l’histoire nous offre un dilemme qui vaut le coup d’être développée puisqu’il implique la dualité moderne qui définit l’humain en tant qu’humain. Nous savons tous que nous sommes faits d’une pensée qui raisonne, rappelant le fameux cogito de Descartes, mais aussi de pulsions propre à notre animalité; pulsions qui sont exprimés par les émotions. Au cours de notre évolution, nous avons su inhiber certains de nos penchants : nos « entraves subjectives » dans le but de permettre une paix sociale, une cohabitation et une entraide nécessaire à la survie de l’espèce. Seulement, sous l’égide de ces mêmes pulsions, nous avons fait la guerre et fait la paix, fait la pluie et le beau temps. Or dans cette société dystopique pour l’un, utopique pour l’autre, les émotions sont complètements éradiquées dans le but de faire triompher la raison ; Une raison qui se voudra liberticide certes mais originellement empreinte d’un principe de paix. La question maintenant c’est de savoir si le despotisme de la raison, au même titre que celui de la religion, peut être justifié par la volonté d’une paix commune, et ce, en considérant que plusieurs guerres se sont faites sous cette même bannière ; la prétention à la paix mondiale. Peut-on légitimer l’usage de méthodes liberticides et meurtrières dans le but d’inhiber notre humanité pour les principes transcendants et universelles de notre crus? Sans oublier de prendre en compte le paradoxe qu’il y a dans le fait de tuer pour la paix et pour le respect des droits humains.
Mazigh Serkhane
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Arabie saoudite – IKEA efface les femmes de son catalogue
Montré du doigt pour avoir effacé les femmes de son catalogue en Arabie saoudite, le géant suédois du meuble à assembler IKEA a fait son mea-culpa lundi soir tout en assurant que « cela ne se reproduirait plus ».
La société Inter IKEA Systems, qui possède la célèbre marque, « regrette ce qui s’est passé et comprend que les gens soient bouleversés », a indiqué le groupe dans un communiqué de presse. « Nous allons naturellement revoir nos procédures de travail pour nous assurer que cela ne se reproduise plus », a-t-il ajouté.
L’édition suédoise du quotidien gratuit Metro a publié lundi matin une sélection de photographies de pièces de rêve provenant des catalogues suédois et saoudien.
Les clichés sont identiques à un détail près : les femmes ont été effacées dans le catalogue distribué en Arabie saoudite. Par exemple, la mère de deux enfants se mirant dans une glace HOVET est absente de la version saoudienne.
Inter IKEA Systems s’est porté à la défense de son franchisé saoudien, faisant valoir qu’il n’a pas réclamé « que les photos évoquées soient retouchées ». « L’erreur s’est produite pendant le processus de travail avant la présentation du projet de catalogue IKEA pour l’Arabie saoudite », a soutenu la multinationale assumant « l’entière responsabilité pour les erreurs commises ». Certaines images auraient « tout à fait pu être incluses dans le catalogue saoudien », a-t-elle assuré.
Selon Amnistie Internationale, l’effacement des femmes de l’appartement de rêve d’IKEA « a une portée symbolique », qui reflète toutefois un « problème bien réel ». « Cet effacement symbolique des femmes rejoint un peu le combat que mènent les femmes saoudiennes pour un respect de leur dignité, leur intégrité comme être humain à part entière », a affirmé la porte-parole de la section Canada francophone de l’organisation non gouvernementale, Anne Sainte-Marie.
L’affaire a choqué en Suède, où IKEA (Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd) a pris son envol, pays épris d’égalité entre les hommes et les femmes. L’entreprise s’est notamment attiré les foudres de trois ministres. « Cela ne se fait pas de supprimer ni d’effacer les femmes de la réalité », a affirmé la ministre au Commerce extérieur, Ewa Björling, par voie de communiqué. « Si l’Arabie saoudite ne permet pas aux femmes d’être vues, entendues ou de travailler, elle se passe de la moitié de son capital intellectuel. » Pour sa part, la ministre des Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, s’est exclamée sur le réseau social Twitter : « Carrément moyenâgeux ! »
La ministre de l’Intégration et de l’Égalité des genres, Nyamko Sabuni, a quant à elle souligné qu’IKEA était certes une entreprise privée qui prenait elle-même ses décisions, mais qu’elle projetait également une image de la Suède à l’étranger. « Qu’IKEA enlève un élément important de l’image de la Suède et un élément important de ses valeurs dans un pays qui, plus que tout autre, a besoin de connaître les principes et les valeurs d’Ikea, cela ne va pas du tout », a-t-elle déclaré à l’Associated Press.
L’Arabie saoudite applique une ségrégation stricte entre les hommes et les femmes dans l’espace public. Les femmes apparaissent rarement dans les publicités. Sur les chaînes de télévision saoudiennes, elles apparaissent généralement en robes longues, avec un foulard islamique sur la tête. Dans les magazines importés, les censeurs caviardent plusieurs parties du corps des femmes, dont les bras, les jambes et la poitrine.
Human Rights Watch a toutefois signalé qu’en Arabie saoudite, la discrimination fondée sur le genre était institutionnelle et bien enracinée.
La pétromonarchie présente l’un des pires bilans en matière de droits des femmes de la planète, le gouvernement saoudien « imposant un système de tutelle masculine qui réduit les femmes à la condition de mineures dans tous les aspects de la vie ».
Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada Islam, pluralisme et Globalisation, Patrice Brodeur, attire l’attention, sur la volonté du roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud de « combattre une résistance interne aux changements vers plus d’ouverture à tous les égards, y compris envers les femmes », notamment par la participation financière des affaires étrangères de l’Arabie saoudite à l’érection d’un centre de dialogue interculturel et interreligieux a Vienne.
« Il faut donc essayer de bien couvrir cette tension entre les éléments très conservateurs et les éléments réformateurs à l’intérieur de l’Arabie saoudite d’aujourd’hui; il y a des changements qui ne semblaient jamais possibles dix ans auparavant, même si cela peut nous paraître ici, au Canada, comme des changements mineurs et très en retard », a affirmé le professeur agrégé à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal.
D’après l’Agence France-Presse et l’Associated Press
Source: Le Devoir, 2/10/12
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