Archives mensuelles : février 2012

L’abc du capitalisme

Une lecture utile par les temps qui courent.

Qu’est-ce que la dette publique ? D’où vient l’inflation ? Le profit est-il source de progrès ? Le chômage est-il un mal nécessaire ? L’État nuit-il à l’investissement ? Mystérieuse et confuse, l’économie est trop souvent mise hors de la portée du citoyen ordinaire, qui n’en paie pas moins les frais de ses crises. Seuls les experts semblent autorisés à répondre à des questions dont dépend pourtant l’avenir de tous.

Le Petit cours d’autodéfense en économie de Jim Stanford arrive à point nommé pour rompre ce déséquilibre. Par l’analyse critique de situations concrètes, auxquelles s’ajoutent des synthèses éclairées par des schémas récapitulatifs, ce livre démystifie avec soin les rouages du capitalisme, montrant que tous peuvent le comprendre.

L’ouvrage est illustré par Charb, dessinateur satirique et directeur du journal Charlie Hebdo, et préfacé par Éric Pineault, professeur de sociologie économique à l’uqam.

« Stanford fait partie d’une espèce rare : celle des professeurs qui marquent votre vie. À la fois pragmatique et idéaliste, son livre a le pouvoir de changer le monde. »
– Naomi Klein

Jim Stanford est un économiste canadien réputé. Diplômé de Cambridge et de la New School for Social Research de New York, il tient une chronique régulière dans le Globe and Mail et exerce sa profession au sein du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA). Fondateur du Progressive Economics Forum (réseau canadien d’économistes progressistes), il a publié plusieurs ouvrages. Lux Editeur

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Et si l’art…

C’est fou ce que l’on peut trouver en marchant dans son quartier.

Thomas Asselin.

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Ah, quel bonheur, il neige!

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Contre la hausse: réplique au recteur

L’homme générique (19890, Photo de Jana Sterbak

Professeurs et étudiants du Département de philosophie de l’Université de Montréal répondent à un texte dans lequel Guy Breton, le recteur de leur université, défendait une vision très réductrice, bassement utilitaire, de l’éducation. Leur réponse est parue aujourd’hui dans Le Devoir:

«Dans Le Devoir du 28 janvier, un collectif d’auteurs, dont le recteur de l’Université de Montréal Guy Breton, évoque sa vision de l’université et de l’éducation en général: «Les gens ne veulent pas étudier pour étudier. Ils veulent étudier pour travailler. L’UdeM souhaite former des gens avec des cerveaux mieux alignés sur ce qu’ils veulent faire.»

«Que le recteur Guy Breton et sa suite prennent la peine de préciser, après un tel préambule sur l’importance d’étudier pour travailler, que «cela ne s’applique pas seulement aux entreprises privées, mais aussi aux institutions, aux ministères, […] etc.», ne change pas grand-chose à la vision purement instrumentaliste du savoir qu’il nous présente. Il va de soi que l’université permet, par exemple, d’acquérir des compétences qui seront ensuite reconnues par un ordre professionnel. Il va de soi que la recherche et l’enseignement au sein des universités contribuent au développement économique d’une société. En revanche, il nous apparaît extrêmement réducteur de limiter les objectifs d’une telle institution à ces seules préoccupations.

Travailler pour apprendre

Si ses motivations sont sincèrement pour le bien de l’université, il y a fort à parier que l’avis de Guy Breton ne fait pas l’unanimité au sein de sa propre institution. En premier lieu, un grand nombre d’étudiants fréquentent l’université d’abord et avant tout pour acquérir une culture, un savoir, un bagage intellectuel. Il ne s’agit pas là pour autant d’une conception rétrograde ou romantique de l’université.

En outre, Guy Breton semble avoir oublié tout un pan de la réflexion au sujet du rapport au savoir: nous travaillons pour apprendre, bien avant d’apprendre pour travailler. Même sur le marché du travail, ce que toute personne souhaite est de continuer à apprendre, et non d’effectuer mécaniquement la même tâche sans se poser de questions.

Le théoricien de la physique quantique déploie un arsenal de connaissances pour mieux comprendre des réalités qui n’auront aucune utilité immédiate; il le fait pour lui-même et pour la science. Si nous n’acceptons pas la valeur d’«apprendre pour apprendre», alors l’université n’aura jamais été le porteur d’un patrimoine culturel qu’il fallait protéger pour lui-même. Lorsque Aristote prétendait, au premier livre de sa Métaphysique, que «tous les hommes ont naturellement le désir de savoir», il faudrait croire qu’il s’était trompé: en sommes-nous bien certains?

Le statut de l’université

Depuis le Moyen Âge, l’université est l’endroit par excellence où il est encore possible et même nécessaire de rechercher le savoir de manière désintéressée. Toute quête scientifique instrumentalisée s’appauvrit elle-même dans la mesure où elle s’interdit de regarder là où elle ne voit pas d’intérêt immédiat. Or, la condition de possibilité de la science est son hostilité à toute forme de dogmatisme, y compris celui de l’intérêt particulier.

Pour une certaine partie du milieu de l’éducation, confortée en cela par des conseils d’administration de moins en moins au fait de ce qu’impliquent la recherche et l’enseignement, l’université est désormais un simple acteur économique, en tous points comparable à l’entreprise, qui fournirait au marché du travail des «cerveaux bien alignés» pour des domaines d’emploi en quête de main-d’oeuvre. Une université qui répondrait aux besoins des étudiants serait celle qui leur procure les compétences et le prestige nécessaires pour trouver l’emploi qu’ils recherchent. Mais est-ce la seule chose que nous attendons d’une telle institution?

Il est certain qu’une université qui focalise toute son attention sur la production de «diplômes utiles» délaissera la recherche fondamentale. Si tel est le cas, cela signe l’arrêt de mort d’un nombre effrayant de disciplines: musique, sociologie, philosophie, anthropologie, littérature, linguistique, théologie; mais aussi des sciences expérimentales et fondamentales: physique, mathématique, chimie. Étendue à tout le système scolaire, l’instrumentalisation de l’éducation en réformerait les bases et éliminerait bien des matières ou les appauvrirait de manière dramatique.

Le corollaire de cette vision

Une vision purement instrumentale du savoir au sein de l’université n’est pas sans rapport avec le débat sur la hausse des droits. Voir l’éducation supérieure comme un investissement individuel implique une stricte logique coût-bénéfice. Cette manière de penser nous aveugle sur des aspects essentiels de la situation.

Dans l’aide promise par le gouvernement aux universités, celui-ci prévoit un investissement de 10 à 20 % de la somme totale dans le «positionnement concurrentiel» alors qu’une autre tranche de 5 à 15 % serait consacrée à gonfler son budget de gestion. 265 millions seraient versés aux universités par l’augmentation des droits de scolarité annoncés par le gouvernement Charest (celle qui, avec les frais afférents, ferait passer la facture étudiante à plus de 4700 $ par année), augmentant la part du financement de provenance individuelle de l’université de 12,2 à 16,9 % (5,4 % en 1988).

Le recteur encense cette hausse des droits de scolarité (La Presse, 15 février) parce qu’il estime normal que chacun apporte sa juste contribution. Cette défense à la hausse des droits de scolarité nous apparaît intenable pour au moins deux raisons. S’il est vrai que chacun doit contribuer, alors nous devons reconnaître que les étudiants font ou feront partie des contribuables et paieront en moyenne des impôts élevés pour leur revenu. Ensuite, et plus important encore, parce que le savoir est un bien public et non simplement individuel, et qu’il est donc normal que toute la société contribue au bon fonctionnement des établissements d’éducation postsecondaire.

Pour des études utiles

Nous considérons, tout comme Guy Breton, que des études universitaires devraient être utiles. Cependant, nous divergeons de sa position sur le sens du mot «utilité». Pour nous, il est utile d’en apprendre sur l’astrobiologie ou sur la philosophie comme de mieux connaître les instruments pour bâtir un pont ou pour opérer un patient.

La différence entre les deux est tout simplement que, dans le premier cas, il y a une utilité directe (l’acquisition du savoir permet l’accomplissement personnel ainsi que l’enrichissement du patrimoine scientifique et culturel); dans le second cas, il y a une utilité indirecte (l’acquisition de cette connaissance permet d’exécuter un travail qui, lui, rapportera une satisfaction et un enrichissement collectif). Nous ne devrions déprécier aucune de ces formes de savoir, à plus forte raison dans leur propre demeure, l’université.

***

Collectif de professeurs et étudiants en philosophie à l’Université de Montréal

Ont signé ce texte: Simon-Pierre Chevarie-Cossette, président de l’Association des étudiants en philosophie de l’Université de Montréal; Samuel Lesage, coordonnateur aux affaires étudiantes au Département de philosophie de l’Université de Montréal; Christian Nadeau et Ryoa Chung, professeurs au Département de philosophie de l’Université de Montréal.»

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Contre la hausse: l’appui des profs

Entre 10 000 et 15 000 personnes manifestent à Montréal contre la hausse des frais de scolarité :

Les étudiant-e-s et les enseignant-e-s du cégep Marie-Victorin y étaient !

Répondant à l’appel de la CLASSE, les étudiant-e-s (SECMV)  et les enseignant-e-s (SPCMV) du cégep  ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal hier jeudi, alors que le mouvement de contestation contre la hausse des frais de scolarité prend de l’ampleur.

 Le contingent des étudiant-e-s de notre cégep se distinguait avec une énorme bannière bleue confectionnée par les étudiant-e-s de Design de Mode portant  un slogan qu’on pouvait lire du haut des gratte-ciel du centre-ville !  Une  cinquantaine d’étudiant-e-s de Design de Mode tenaient fièrement la bannière, entouré-e-s de dizaines de leurs camarades provenant de divers autres départements.  Se joignant aux étudiant-e-s, au moins une trentaine  d’enseignant-e-s de notre cégep  ont marché derrière la bannière du SPCMV, qui a été saluée par plusieurs manifestant-e-s, visiblement  content-e-s de voir que les enseignant-e-s les appuyaient concrètement  dans cette lutte qui concerne toute notre société.

Prochaine manifestation : lundi le 27 février dans les rues de Montréal-Nord.    Départ à 13 :00 devant le cégep.

 Et la prochaine après la prochaine : Québec, jeudi le 1er mars. Précisions à venir.

 Soyons solidaires avec les étudiant-e-s !

Charles Lemieux
pour l’exécutif du SPCMV

LA FUSION DES BANNIÈRES

Photos Charles Lemieux

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Manif: la marche des 15 000

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Grève à Marie-Victorin

Au collège mercredi après-midi

Préparatifs pour la manif de jeudi, départ 13h Square Phillips

Le fameux «rouge grève»

De la nécessité de s’approprier un argumentaire solide pour savoir répondre aux fâcheux de ce monde…

Ce soir on a entendu parlé aux nouvelles d’un groupe d’étudiants qui entend militer en faveur de la hausse des frais de scolarité. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’ils en sont à leur dernière session et que leur mouvement s’appelle «Après moi le déluge». Je plaisante, ils ont peut-être des arguments qui méritent d’être entendus. Mais tandis que je demandais à quoi ils pouvaient bien ressembler, Samuel Landry m’a fait parvenir une image d’eux croquée sur le vif

Pas besoin d’être inscrit en «Science de la gestion» pour comprendre que les arguments invoqués en faveur de la hausse ne font pas preuve d’un bien grand sens de la gestion, pas plus qu’ils ne sont scientifiques. Ce que montre très bien cette brochure préparée par l’IRIS Faut-il vraiment augmenter les frais? 8 arguments trompeurs sur la hausse qu’on peut télécharger ICI. Les arguments de Camille Bouchard présentés il y a quelques mois à Bazzo.tv sont aussi très convaincants.

On m’a dit qu’il y aurait pas mal de monde jeudi à la manif, on va aller voir si c’est vrai…

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Contre la hausse, le ton monte

Héros de l’épopée rouge, sérigraphie H&C 2012

Plutôt que d’expliquer les motifs profonds de l’opposition à la hausse des frais de scolarité, la couverture médiatique du mouvement étudiant a tendance, jusqu’à maintenant du moins, à s’en tenir aux seuls rares débordements de l’action militante; c’est bien connu, quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage…

Il faut assurément préférer le dialogue à la violence et déplorer toutes les formes qu’elle peut prendre, qu’elle soit de nature militante, policière ou encore administrative, comme celle dont a fait preuve la direction du cégep du Vieux-Montréal en décrétant brutalement un lock-out suite au vote de la majorité des étudiants en faveur de la grève générale illimitée. Devenus personæ non gratæ dans leur propre collège, jetés à la rue parce qu’ils défendent une cause légitime, on peut comprendre l’action d’occupation entreprise alors par les étudiants en guise de réponse à cette provocation. Sans vouloir justifier les légers affrontements qui s’ensuivirent, on comprend néanmoins la grogne et la colère qui ont pu les motiver, surtout si on considère que le gouvernement ne demande rien de moins aux étudiants que de s’écraser et de se rendre à l’évidence, à savoir que le dossier de la hausse des frais de scolarité est clos pour de bon, qu’il a même toujours déjà été clos. Mais voilà, quand votre interlocuteur vous fait savoir qu’il avait d’avance mis fin à toutes discussions possibles et que de ce fait il s’estime en droit de bâillonner toute expression dissidente, il ne faudrait pas qu’il s’étonne trop qu’on puisse chercher à attirer son attention par d’autres moyens que ceux de la déférence qu’il vous refuse.  En page éditoriale du très sérieux journal Le Devoir on pouvait lire justement à cet effet que:

«La mobilisation étudiante qui prend forme au Québec autour d’une radicale hausse des droits n’a rien d’un caprice d’enfants-rois. L’appel à la grève générale illimitée n’est pas la reprise d’un classique pour abonnés au farniente. Il s’agit du seul moyen disponible pour ébranler un gouvernement acharné, intraitable et indifférent aux questions d’inégalités sociales.» Lire la suite ICI.

À défaut d’être écoutés, il se pourrait donc que les étudiants n’aient d’autre choix que celui de la grève pour au moins se faire entendre. Mais puisqu’il est question aujourd’hui de dénoncer la brutalité, la violence et le refus de dialoguer, que penser de cet autre coup de force, toujours en provenance de Québec:

«Le bureau de la sous-ministre à l’Éducation a envoyé une lettre aux directeurs des cégeps, rappelant les «droits et devoirs» des établissements et suggérant aux enseignants de continuer à «offrir la formation», même si les étudiants entament un mouvement de grève contre la hausse des droits de scolarité.» Le Devoir

Voyons ça, si vos professeurs devaient être forcés de continuer à «offrir la formation» en dépit de la grève votée par la majorité des étudiants, cela voudrait dire qu’ils trouveraient dans leurs classes des étudiants qui auraient décidé de ne pas respecter le résultat du vote, qui auraient donc forcé les lignes de piquetage dressées par la majorité en faveur de la grève, avec ce que cela peut entraîner de bousculades et de gestes disgracieux. Mais cela supposerait d’abord quelque chose de bien improbable, on imagine mal en effet vos professeurs acceptant de franchir de force ces éventuelles lignes de piquetage, comme s’il allait de soi que la relation pédagogique puisse impliquer un aussi ignoble grabuge. À moins que tout cela se déroule sous escorte policière. Bonjour l’ambiance!

Le député Jean-Martin Aussant, anciennement du PQ, a déposé hier à l’Assemblée une pétition contre la hausse des frais de scolarité. Pour signer la pétition, cliquez ICI.

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Sérigraphies: Édition 2012

Héros de l’épopée

Héros de l’épopée, bleu

Héros de l’épopée, doré

Héros de l’épopée, rouge

Doigt d’honneur

René

Raging pickup

La dame à la spirale

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Passeport, frontières et ravioli

Tandis que je m’impatiente au Bureau des passeports, je lis Éloge des frontières de Régis Debray…

«L’indécence de l’époque ne provient pas d’un excès, mais d’un déficit de frontières. Il n’y a plus de limites à parce qu’il n’y a plus de limites entre. Les affaires publiques et les intérêts privés. Entre le citoyen et l’individu, le nous et le moi-je. Entre l’être et son paraître. Entre la banque et le casino. Entre l’info et la pub. Entre l’école, d’un côté, les croyances et les intérêts, de l’autre. Entre l’État et les lobbies. (…) C’est le moment d’invoquer le dieu Terme, de relever les bornes et de repeindre les lignes jaunes.»

Le Bureau des passeports se situe pas loin du quartier chinois,

où l’on trouve toutes sortes de choses,

comme des ravioli chinois,

préparés à l’ordre et…

vraiment succulents!

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Sarkozy: Président ou candidat?

Nicolas Sarkozy en entrevue

Le président français, Nicolas Sarkozy fut le principal protagoniste d’une grande mise en scène élyséenne dimanche dernier. À moins de 100 jours du premier tour de la présidentielle qui aura lieu le 22 avril prochain Nicolas Sarkozy à profiter de son statut et de son pouvoir de président afin de s’adresser au français de manière très officielle. L’entrevue de près d’une heure et demie a été orientée sur les différentes mesures que le gouvernement désire mettre sur pied suite à la dégradation de la note de crédit de la France, la situation précaire des finances grecques, italiennes et espagnoles, ainsi que face à la crise de l’Euro. Nicolas Sarkozy a longuement parlé des mesures que lui et son gouvernement, dirigé par François Fillon, désirent mettre en place. Tel que la TVA sociale, l’augmentation des constructions dans les régions urbaines de France. Par contre, il s’est bien gardé d’annoncer officiellement qu’il est candidat de son parti pour la présidentielle. Malgré quelques sous-entendus, la nouvelle se fait toujours attendre, même si elle n’est un secret pour personne. Nicolas Sarkozy est-il un président ou un candidat qui se sert du prestige de la fonction?

François Hollande

Cette intervention du président intervient une semaine exactement après le grand rassemblement de François Hollande dans une grande salle de la banlieue parisienne. Près de 20 000 sympathisants de gauche ont assisté a ce rassemblement où, en plus de François Hollande, tous les ténors du parti socialiste étaient présents. Grande démonstration de force pour le principal adversaire de Nicolas Sarkozy, François Hollande put creuser encore un peu plus l’écart entre lui et Sarkozy dans les sondages. Ainsi, suite à l’intervention du chef de l’état sur plus de six chaînes de télévision, les sondages ne lui sont pas favorables. François Hollande du parti socialiste (gauche) récolte 31% des voix au premier tour contre 24,5% pour le président sortant, Nicolas Sarkozy, qui n’a d’ailleurs pas encore officiellement déclaré qu’il se portait candidat UMP (droite européenne) pour la présidentielle de 2012. Marine Le Pen, candidate et présidente du Front national (extrême droite) récolte quant à elle 19% des voix.

Au regard de ces résultats, Nicolas Sarkozy est deuxième dans les intentions de vote. Si la tendance se maintient au-delà du premier tour, François Hollande serait possiblement élu président de la République. Nicolas Sarkozy serait donc le deuxième président de la Ve république à ne pas être reconduit dans ses fonctions de président. Depuis Charles de Gaulle jusqu’à Jacques Chirac, seul George Pompidou et Valery Giscard d’Estaing n’ont pas fait deux mandats. Le premier, car il est mort en fonction, et le deuxième s’est fait battre par François Mitterrand à la présidentielle de 1981. D’ailleurs, si François Hollande est élu président, il sera le deuxième président de gauche de la Ve république, l’autre étant François Mitterrand.

Samuel Landry

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Cervelle d’oiseau?

Dans une ville du Japon, de très ingénieux corbeaux font casse noisette avec la circulation automobile…

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